Projet d’installation d’une plateforme portuaire multimodale dit Port Seine-Métropole Ouest.

COMMUNES D’ACHÈRES, D’ANDRÉSY ET DE CONFLANS-SAINTE-HONORINE

  1. Vous retrouvez sur cette page l'ensemble des observations déposées sur le registre électronique.

    Les propos à caractère manifestement illicite ont été rendus inaccessibles conformément à la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique. Ils sont signalés par la mention « Cette observation a été modérée ».

    Ces observations n'ont été ni altérées ni supprimées et elles ont été transmises dans leur intégralité à la commission d'enquête.

    Vous disposez d'un module de recherche. Indiquez le mot recherché dans le texte des observations ou cliquez sur la date de dépôt recherchée.

    Conformément à la loi du 21 juin 2004 citée ci-dessus, vous avez la possibilité de nous signaler tout propos qui vous paraitrait manifestement illicite afin que nous le rendions inaccessible le plus rapidement possible, le cas échéant.
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    Déposée le 20/10/2020
    Halte à la bétonisation et à l'artificialisation des terres agricoles !
    L'Ile-de-France a besoin de terres agricoles pour nourrir sa population locale, avec des produits locaux.
    Par ailleurs, ce projet va entraîner de nombreuses nuisances pour les riverains, alors que ceux-ci doivent déjà subir bruits, pollution, construction de projets immobiliers, etc.
    Il vaudrait mieux utiliser l'argent public pour des projets de développement dans des régions qui en ont plus besoin.
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    Déposée le 18/10/2020
    Ce projet et tout ce qu'il génère ne s'inscrit pas dans une démarche de développement durable. Le bilan environnemental sera catastrophique dans une région déjà largement saturée en constructions, transports, donc pollution de l'air et de l'eau. Et dans une région largement peuplée d'où la circulation de la pandémie actuelle.

    Je ne peux que reprendre et souligner ce qui a été écrit :
    L'exploitation des gravières va accélérer l’épuisement de la ressource en granulat.
    La fabrication du ciment nécessaire à celle du béton est émettrice de gaz à effet de serre.
    L'utilisation des déblais des chantiers pour combler les gravières : quel sera la teneur et l’innocuité de ces déchets ? Quels contrôles seront faits sur ces déchets ?
    Les nuisances diverses : bruits du chantier qui vont résonner par-delà le confluent, les poussières et particules, la pollution de la Seine.
    L'augmentation du trafic des camions dans une région très largement saturée par le trafic.
    L'augmentation du trafic de bateaux transporteurs à gros tonnage.
    L'augmentation de la population de plus en plus entassée autour de Paris
    La destruction de zones vertes, de la faune et de la flore locale, de terres cultivables.
    La destruction de l'ensemble paysager Hautil : confluent Seine & Oise, vue sur la plaine d'Achères et sur Paris.
    Et devrons-nous craindre l'installation future d'entreprises classées SEVESO ?

    Tout cela se rajoutant aux nuisances actuelles : station d'épuration d'Achères, classée SEVESO, qui a connu un gros problème entraînant une pollution inquiétante de l'eau et de l'air, toujours pas résolu, cimenterie Bonna, RN 184, aéroport Roissy .

    Ce projet aurait dû être soumis à un référendum régional.

    Pascale Deligny
    citoyenne conflanaise

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    Déposée le 18/10/2020
    Bonjour, je suis habitant d'Achères depuis bientôt 2 ans et ornithologue amateur, je me pencherai donc plus particulièrement sur ce qui concerne les oiseaux, domaine que je connais le mieux, même si je ne suis pas un spécialiste ou professionnel.
    Je ne reviendrai pas sur les réserves exprimées par Jean-François MICHEL, Vincent CHAS et le CO.P.R.A. 184, de l'intérêt même de ce projet aux impacts qu'il aura (impact paysager, pour les habitants, sur les espèces vivantes, sanitaire, en terme de pollution, etc), je les partage largement,

    Tout d'abord on appréciera le sérieux et la précision du "DOSSIER N° 3 : DOSSIER D’AUTORISATION ENVIRONNEMENTALE", dans lequel, page 48, l'Alouette lulu se trouve mise parmi les "5 espèces d'insectes" pour lesquels il y aurait un impact résiduel faible. Les scientifiques du monde entier seront contents de découvrir que l'Alouette lulu est un insecte.
    On appréciera aussi " Les espèces des espaces boisés (...) ne seront pas perturbées par l’aménagement". En effet, oser dire que les espèces présentes, que ce soit pour se nourrir ou y résider, ne seront pas perturbées parait un non sens. D'autre part, lorsque l'on sait que les oiseaux, et en particulier les passereaux (soit la grande majorité des espèces présentes sur l'espace concerné par cette étude), sont en déclin rapide France (y compris des espèces considérées comme très courantes auparavant, tels les Moineaux domestiques), que 26% des espèces nicheuses en France sont menacées (chiffres issus de l'état des lieux mené par comité français de l'UICN, du MNHN en partenariat avec la LPO, la SEOF et l'ONCFS), on peut mettre en doute la non perturbation annoncée des espèces sédentaires et de passage occupant actuellement ces lieux, et ce, même si les travaux de défrichement doivent avoir lieu hors période de nidification. S'il est bien évident que la période de nidification est la période la plus critique, le reste de l'année n'est pas sans effet sur les espèces vivants en ces lieux, et affirmer qu'elles "ne seront pas perturbées" est une aberration totale, et montre le peu d'intérêt porté à la faune.

    Concernant le "DOSSIER N°4 : DOSSIER D’ETUDE D’IMPACT DU PORJET PSMO ET DE LA MECDU", Annexe 30 "Analyse des effets du projet PSMO sur la faune, la flore et leurs habitats".
    Paragraphe "3.4.3 FAUNE"
    Pour en avoir observé systématiquement moult durant mes sorties, je suis étonné de voir que le Lapin de garenne ne serait que dans un "couloir de déplacement" sur la zone considérée. En tout cas, ce n'est clairement plus le cas aujourd'hui, il est bel et bien installé sur la zone considérée, et non seulement de passage.

    Je ne peux que m'étonner de certains commentaires, notamment en ce qui concerne le contexte local. Dire à propos du Renard roux qu'il a un "Vaste territoire favorable en périphérie de l’aire d’étude : Forêt domaniale de SaintGermain-en-Laye" ne me semble avoir aucun sens. D'une part l'espèce n'est pas exclusivement forestière (sinon il ne serait pas vu dans Paris même notamment), et d'autre part, pour affirmer que le Renard roux possède un territoire favorable en la forêt de St Germain, encore faudrait-il connaître la densité de population actuelle, ainsi que la disponibilité des proies. En effet si la densité de renard a déjà atteint son maximum au sein de la forêt de St Germain en Laye, les individus qui ne pourraient rester sur le site considéré pour le projet de port ne pourraient pas aller en forêt. Le principe simpliste du vase communiquant sous-entendu dans un tel commentaire semble totalement ignorer les équilibres naturels, un lieu ne pouvant héberger qu'une quantité finie d'individus. Cette remarque faite pour le renard est aussi valable pour d'autres espèces.
    Enfin, toujours concernant le Renard roux, m'étonnant de son absence dans le dossier n°4, paragraphe "5.5.2.7 Récapitulatif des effets concomitants du projet et de l’exploitation de la carrière par la société GSM", je peux vous affirmer qu'il n'est pas seulement de passage sur l'aire considérée. J'ai pu le voir de manière prolongée et répétée sur les lieux considérés sur une période de temps non négligeable au cours de cette année 2020. Cela semble donc laisser envisager bien plus qu'un simple "couloir de déplacement".

    Toujours dans ce paragraphe 5.5.2.7 je m'étonne de la phrase suivante "Dérangement temporaire (phase travaux) et permanent (phase d’exploitation) faible en tenant compte du caractère péri-urbain du site d’étude" concernant le Moineau domestique. Les lieux considérés sont fréquentés par au moins un groupe non négligeable d'invidus et je ne vois pas en quoi le caractère péri-urbain du lieu rendrait "faibles" les effets sur cette population.

    Paragraphe 5.8.1 - MISE À JOUR DES ENJEUX ÉCOLOGIQUES ET DU PROGRAMME DES MESURES, je m'étonne malgré l'affirmation "il est nécessaire que ces suivis aient lieu l’année précédant les travaux de chaque phase." de ne trouver aucun document sur les observations récentes. Si comme énoncé au paragraphe "3.5.2 OCCUPATION DU SOL APRÈS EXPLOITATION DE LA CARRIÈRE" les travaux PSMO sont bien prévus pour 2021, et si je comprends bien la phrase précédente, il devrait y avoir eu un suivi en cette année 2020, ou la crise du COVID-19 permettrait-elle de continuer les travaux sans devoir respecter les règles précédemment édictées ?

    Concernant les espèces de l'avifaune, voici une petite liste de ce qu'un amateur comme moi a pu observer sur les années 2019-2020 :
    Accenteur mouchet => enjeu régional et local moyen
    Alouette des champs => enjeu régional et local assez fort, fréquentation régulière, présence d'au moins 1 mâle chanteur (2 probables)
    Bergeronnette grise => enjeu régional moyen, > 1 individu référencé dans l'état des lieux
    Bergeronnette printanière => enjeu régional moyen
    Bernache du Canada => espèce bien plus présente que les chiffres dans l'étude (plusieurs dizaines, dépasse même la centaine selon les saisons)
    Bernache nonnette => 1 individu
    Chardonneret élégant enjeu régional et local moyen
    Chevaliers, notamment culblanc, guignette => présence régulière de quelques individus
    Corneille noire bien plus que l'unique couple référencé
    Coucou gris enjeu régional moyen, fréquentation régulière, nicheur possible
    Cygne tuberculé fréquentation régulière et nicheur sûr (adultes et juvéniles observés)
    Faisan de Colchide > 1 individu référencé. Au moins 2 mâles et une poule observés.
    Faucon crécerelle au moins 1 couple, présent à l'année, nidification possible sur la zone ou dans les alentours immédiats
    Foulque macroule Fréquentation régulière, reproduction observée (juvéniles présents)
    Fuligule morillon Quasi menacé niveau régional. Jusqu'à une dizaine d'individus, fréquentation régulière, reproduction possible
    Grèbe castagneux quelques individus, fréquentation temporaire
    Héron cendré Fréquentation régulière
    Hibou moyen-duc Fréquentation régulière, nicheur possible (juvéniles observés sur cette zone et alentours)
    Hirondelle de rivage Quasi menacée, Enjeu régional assez fort et local fort. Colonie nicheuse (plusieurs dizaines d'individus), l'impact n'est donc pas potentiel, mais avéré.
    Hypolaïs polyglotte enjeu régional et local moyen
    Linotte mélodieuse Quasi menacée, enjeu régional et local assez fort. Bien supérieur au 1 couple référencé. Au moins une vingtaine d'individus observés. Nicheur fort probable
    Martinet noir enjeu régional moyen
    Mésange bleue Plusieurs couples, nicheur sûr (au moins 1 nid observé)
    Moineau domestique enjeu régional assez fort, local moyen > 4 couples référencés, double ou triple plutôt
    Perdrix grise enjeu régional et local assez fort. Au moins un couple, jusqu'à 8 individus observés à l'automne
    Petit Gravelot Vulnérable > 1 à 2 couples référencés. Plutôt de l'ordre d'une dizaine d'individus minimum. Nicheur sûr (juvéniles observés), l'impact n'est donc pas potentiel, mais avéré.
    Pie bavarde > 1 couple référencé
    Pigeon ramier > 1 couple référencé. Ce sont des dizaines d'invidus qui sont présents de manière régulière. Nicheur probable
    Sarcelle d'hiver fréquentation temporaire
    Serin cini enjeu régional et local fort. Fréquentation temporaire (difficulté à distinguer visuellement et auditivement par mes soins, la fréquentation est peut être plus importante)
    Sterne pierregarin présence régulière, nicheur possible
    Tadorne de Belon, Vulnérable Fréquentation régulière, 1 couple nicheur sûr (9 juvéniles observés)
    Tarier pâtre (et non pâte comme p380 de l'annexe 30) enjeu régional et local assez fort, au moins 1 couple, nicheur sûr, au moins 1 juvénile observé
    Vanneau huppé Vulnérable, enjeu régional et local assez fort. Fréquentation régulière, de 10 à 15 individus. Au moins 1 couple nicheur (adulte observé en train de couver)

    Et aussi, Buse variable, Canard colvert, Étourneau sansonnet, Fauvette grisette, Fauvette tête noire, Geai des chênes, Goéland indéterminé, Merle noir, Mouette rieuse, Pouillot véloce, Rossignol philomèle.
    La plupart de ces observations ont été enregistrées sur faune-france.org, et des photos peuvent être mises à disposition pour un certain nombre d'espèces en cas de besoin.

    Il est donc à noter la présence d'un couple de Faucon crécerelle, nicheur peu commun, qui est installé depuis au moins 2 ans, et dont le territoire concerné fait a minima partie de son aire de chasse, mais peut aussi être concernée par une nidification possible.
    Egalement, la présence continue du Fulligule morillon (classé quasi menacé et nicheur rare dans la région) depuis au moins fin 2019. Si le nombre d'individus a varié, il a souvent été de 10 à 15 individus, jusqu'à récemment.
    Le Hibou moyen-duc, nicheur peu commun et qui s'est reproduit. S'il m'est bien impossible de dire que la nichée s'est faite sur l'aire concernée, celle-ci sert indéniablement de zone de chasse et de repos.
    Concernant l'Hirondelle de rivage, classée quasi menacée et dont l'enjeu local est fort. Sachez qu'il ne s'agit pas d'effets potentiels, puisque l'espèce a bel et bien été vue comme étant nicheuse en cette année 2020. Concernant la mise en place de palplanches supposées être bénéfiques aux hirondelles de rivage, si j'en crois un document de l'ONCFS sur la nidification des Hirondelles de rivage en berge bâtie (http://www.oncfs.gouv.fr/pdfar1186), il semble que d'une part, ce type de succédané de lieu de nidification ne permet de compter en général que peu de couples et d'autre part, de par leur réutilisation, puissent être bien plus sujettes au développement de maladies parasitaires.
    La Linotte mélodieuse est présente en nombre non négligeable sur l'aire considérée. De par le fait qu'elle ait été observée depuis le printemps laisse peu de doute sur le fait qu'elle soit nicheuse.
    Le Moineau domestique à l'enjeu régional assez fort est bien plus représenté que ce qui a été montré dans la présente étude. Il ne fait peu de doute sur le fait qu'il soit nicheur.
    La Perdrix grise est clairement installée sur l'aire concernée, et au vu de la quantité d'observations dans cette zone sur une large période de temps, elle y est inféodée. Nicheur probable.
    Enfin, les 3 espèces suivantes : Petit Gravelot, Tadorne de Belon et Vanneau huppé. 3 espèces classées vulnérables, nicheurs rares (voire très rare dans le cas du Tadorne, selon l'Atlas des oiseaux nicheurs d'Ile-de-France 2009-2014 édité par le CORIF et la LPO). Lorsque l'on sait que des bassins ont été asséchés ces dernières années et que l'intérêt de la ZNIEFF du Parc agricole et plan d’eau d’Achères en a fortement souffert, seule zone qui accueillait ses espèces dans les environs immédiats, on ne peut que constater que la présence de ces 3 espèces à fort enjeu n'est pas à prendre à la légère.

    Lorsqu'on lit le document "Évaluation environnementale - Guide d’aide à la définition des mesures ERC" édité par le Service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durable (https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/Th%C3%A9ma%20-%20Guide%20d%E2%80%99aide%20%C3%A0%20la%20d%C3%A9finition%20des%20mesures%20ERC.pdf), on constate qu'à la question "Comment se traduit l'évitement" il est énoncé :
    • Pour un habitat ou un milieu naturel donné, l’évitement garantit l’absence totale d’impacts directs ou indirects du projet, plan ou programme sur l’ensemble de cet habitat ou du milieu naturel ;
    • Pour une espèce végétale, l’évitement garantit l’absence totale d’impacts directs ou indirects du projet, plan ou programme sur l’ensemble des individus et des composantes physiques et biologiques nécessaires au maintien de son biotope ;
    • Pour une espèce animale, l’évitement garantit l’absence totale d’impacts directs ou indirects sur l’ensemble des individus de la population ciblée et sur les composantes physiques et biologiques nécessaires à l’accomplissement de l’ensemble de son cycle de vie (reproduction, éclosion/naissance/émergence, croissance, migration).
    • Pour la qualité de l’air et le bruit, l’évitement garantit l’absence totale d’impacts directs ou indirects du projet, plan ou programme sur les populations humaines.
    Voici les mesures dites d'évitement de l'annexe 30 (ME01 à 04)
    ME01 Délimitation des emprises chantier par la pose d’une clôture
    ME02 Mise en place de filets de protection des amphibiens à la base des clôtures de l’emprise chantier
    ME03 Evitement des périodes sensibles pour la faune
    ME04 Evitement de la recolonisation des espaces restitués par la société GSM à HAROPA-Ports de Paris avant aménagement

    Laquelle de ces 4 mesures semble correspondre à une mesure d'évitement telle que définie dans "Pour une espèce animale, l’évitement garantit l’absence totale d’impacts directs ou indirects sur l’ensemble des individus de la population ciblée et sur les composantes physiques et biologiques nécessaires à l’accomplissement de l’ensemble de son cycle de vie (reproduction, éclosion/naissance/émergence, croissance, migration)." ? Sauf à mal comprendre la définition, la réponse semble être "aucune", puisqu'aucune ne garantit un absence totale d'impact sur les espèces à fort enjeu et sur leurs composantes nécessaires à l'accomplissement de l'ensemble de leur cycle de vie. La séquence ERC est donc totalement vidée de son sens, a minima pour ce qui est de la partie "éviter".
    Ce n'est pas parce qu'il on fait apparaitre le mot "Evitement" dans le titre d'une mesure, qu'il s'agit en effet d'une mesure à classer dans la catégorie "éviter". Un peu à l'image de l'Alouette lulu classée dans les insectes (p48 du Dossier 3 pour rappel), cela montre le manque de sérieux, au moins, de certains pans de cette étude.
    En quoi des clôtures ou filets évitent de détruire les espèces animales présentes sur les lieux ? En quoi éviter les périodes sensibles pour la faune couvre l'ensemble du cycle de de vie des espèces ? A croire que seule la période de reproduction constitue le cycle de vie. Ces mesures sont donc tout au plus des mesures de réduction des impacts sur la faune présente sur les lieux.
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    Déposée le 16/10/2020
    Rappelons que dans son cahier d’acteur, daté d’octobre 2014 et remis à la CNDP, lors du débat public, le COPRA a insisté sur deux points essentiels : la « limitation drastique du trafic routier » et le « maintien de la qualité de vie des riverains ».
    Dans le cadre de l’Enquête publique, le CO.P.R.A. 184, souhaite émettre un avis sur les conséquences de ce projet de port, vis-à-vis de l’environnement, en particulier en ce qui concerne les pollutions sonores et atmosphériques et les nuisances diverses qui pourraient être engendrées, et cela, en exigeant le respect des normes environnementales et la protection maximale des riverains et de leur cadre de vie.
    1. Trafic induit par le port :
    1.1. Trafic PL (Poids lourds)

    Nous n’accordons aucun crédit à la comparaison entre une situation projetée et une solution de référence qui serait celle « sans la construction du port ». En effet si le port ne se construisait pas, d’autres solutions seraient prises, pour réduire le transport routier, comme des appontements directs sur la Seine (Certains ont d’ailleurs déjà été mis en place).
    Seule, la comparaison avec la situation initiale nous semble pertinente.

    Cette comparaison fait ressortir une augmentation du trafic poids lourds de plus de 100 VL/j sur 20 ans (paragraphe 7.5.6 du dossier de DUP) pour revenir, à l’horizon 2040, au même niveau. Dans le dossier, cette constatation semble inéluctable et nous ne trouvons aucune volonté, de la part de Ports de Paris, pour chercher à faire baisser ce nombre.
    Pourtant, nous estimons que dans le fonctionnement de ce port, il serait fondamental et très souhaitable que le transport routier soit réduit à sa plus faible valeur et qu’il y ait « priorisation du report modal sur le ferroviaire et le fluvial ».

    Nous demandons à Ports de Paris de faire une étude plus poussée et de voir quels dispositifs pourraient réduire cette augmentation du flux de poids lourds : appontement provisoire ? Jauge journalière à ne pas dépasser ? développement du transport ferré ? Ce dernier moyen de transport ne semble pas très utilisé, dans ce projet, malgré la proximité immédiate de la voie ferrée.

    1.2. Trafic VL (Véhicules légers) :

    Par ailleurs, nous notons dans le même paragraphe que « l’évolution du trafic de véhicules légers sera notable, en heure de pointe en particulier, à partir de l’horizon 2035 » avec bien-sûr son lot de nuisances sonores et de pollutions atmosphériques, notamment sur la RD30, en face d’une zone d’habitations.
    Et là encore, ceci semble inéluctable, dans le dossier d’enquête. Aucune mesure cherchant à diminuer ce flux de voitures ne semble avoir été envisagé : mise en place de navettes à partir de la gare RER, itinéraires cyclables pour rejoindre le site, incitation du personnel au covoiturage et à l’utilisation du vélo, … Aucune disposition pour éviter les nuisances engendrées ne semble prise, à l’exception peut-être de l’aménagement des carrefours avec la RD30 de la route du barrage et de la route des écluses. Une protection efficace de la RD30 semble s’imposer et une diminution drastique de la circulation des véhicules légers nous paraît nécessaire.
    1.3. Intermodalité du port :

    Le report modal des mobilités vers le fleuve et le fer reste une priorité du COPRA. Et c’est avec satisfaction que nous avons noté l’installation d’embranchement ferré permettant le chargement ou déchargement de 1 à 2 trains par jour, sur le port.
    Néanmoins, le dossier reste imprécis sur les marchandises qui passeront par cet embranchement. L’utilisation de cet équipement dépendra des amodiataires de Ports de Paris et des accords qu’ils pourront passer avec le gestionnaire des voies.
    Il est bien-sûr à craindre que, sans une volonté forte, ces équipements ferrés soient sous-utilisés.

    2. Qualité de vie des riverains :

    C’est une gageure de vouloir installer une installation industrielle en plein milieu d’un tissu urbain dense, sans engendrer de multiples nuisances.
    Ports de Paris a compris la difficulté et propose divers aménagements permettant d’atténuer ces pertes de qualité de vie.
    2.1. Aménagements du port :
    La requalification des berges de Seine permettra certainement de redonner vie à un ensemble de flore et de faune détruit par l’exploitation des carrières. L’ouverture au public, le parc public autour de la maison du XIII siècle, l’embarcadère public et la passerelle, sont autant de points positifs.
    Cependant, il est à regretter que cet aménagement n’ait pas pu se faire jusqu’au barrage, en raison du refus de VNF d’abandonner son appontement privé sur la Seine.
    De plus, le passage Rive Gauche/Ile Nancy, via le barrage, aurait permis de prolonger cette promenade piétonne. Il est dommage que ce projet soit, lui-aussi, reporté, certainement en raison de VNF. Par ailleurs, l’utilisation de ces installations dépendra des animations organisées autour de ces équipements. Et ceci n’est pas acquis d’avance.
    Pourtant, les populations présentes, lors de toutes les réunions publiques, ainsi que lors des ateliers thématiques, avaient insisté, très fortement, sur cette « liaison douce à mettre en place, entre l’île Nancy et la rive gauche ».

    Le Centre de Vie, en bout de darse, ouvert sur le futur parc d’Achères est en soi, une excellente idée. Mais nous n’avons aucun planning sur la réalisation de ce futur parc d’Achères.
    Le Parc des Hautes Terres sera certainement très apprécié, mais pas avant 2040, date bien lointaine.

    2.2. Le port industriel :
    Malgré tous ces aménagements, le projet reste un port industriel avec son lot de nuisances : bruit et pollutions atmosphériques, surtout lorsque l’activité prévue est centrée sur la manipulation de gravats, de sables, de ciment et de béton, le propre du BTP.
    Seront offerts à la vue des coteaux d’Andrésy : silos, cheminées, trémies, entrepôts, … rien de bien réjouissant.
    Ports de Paris a bien prévu, dans ce dossier, un CPAPE (Cahier de Prescriptions Architecturale Paysagère et Environnementale / Annexe 17 de l’étude d’impact) et un mémo des « principes d’exploitation de la vie de PSMO » (annexe 23 de l’étude d’impact).
    Néanmoins, beaucoup de ces préconisations dépendent des relations qu’aura Ports de Paris avec ses amodiataires qu’il ne connaît pas. Une vigilance de tous les jours devra donc s’exercer de la part des populations et associations, pour que les contraintes imposées par cette exploitation industrielle restent tolérables.

    3. Conclusion :

    Ce projet de port est un élément structurant de l’aménagement de notre territoire. Il peut être un « pied dans la porte » d’un autre port à containers (PSME : Port Seine-Métropole Est) qui serait une catastrophe pour la vie locale.

    Associé à d’autres projets comme le « Prolongement de l’A104 », la « Liaison RD30/Pont d’Achères/RD190 », la « Déviation de la RD154 » et des aménagements inconsidérés dans la boucle de Chanteloup, il pourrait modifier profondément la vie locale qui, jusqu’à présent, a pu rester paisible et préservée.

    Soyons raisonnable, en réduisant les impacts et en gardant un caractère limité et contrôlé dans la réalisation de ce port :

    ? En réduisant fortement le trafic routier engendré et en privilégiant le trafic ferré et fluvial,

    ? En mettant en place un cahier des charges, vis-à-vis des clients de PSMO, afin d’obtenir les garanties que les normes environnementales seront respectées, lors des émissions sonores et de particules fines (poussières),

    ? En étant vigilant, sur le plan des horaires de fonctionnement de ce port, de manière à respecter la vie des habitants (Cahier des charges / Fonctionnement uniquement du lundi au vendredi avec horaires à décider 07h-18h ou 08h-18h / Arrêt de nuit de toutes les activités / Limitation de l’éclairage nocturne des lieux, de 18h à 07h ou 08h / …).


    Le 13/10/2020
    Christiane PARAVY Présidente du CO.P.R.A. 184
    Pour le Bureau Exécutif du Collectif
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    Déposée le 13/10/2020
    Madame, Monsieur,

    Concernant les date & horaire du 30/10 pour les permanences de l'enquête publique du projet PSMO, il y a une coquille sur votre site :
    https://www.enquetes-publiques.com/Enquetes_WEB/FR/EP20027/Accueil.awp

    CONFLANS SAINTE HONORINE - 78700 (MAIRIE) - 63 RUE MAURICE BERTEAUX
    Samedi 19 Septembre 2020
    09h00 à 12h00
    Jeudi 01 Octobre 2020
    16h00 à 19h00
    Mardi 06 Octobre 2020
    14h00 à 17h00
    Vendredi 16 Octobre 2020
    09h00 à 12h00
    Vendredi 30 Octobre 2020
    14h15 à 17h15
    Vendredi 30 Octobre 2020
    14h30 à 17h30

    Pourriez-vous m'indiquer quels sont les bons horaires pour ce jour là.

    Avec mes remerciements & dans l'attente de vous lire.
    --
    Bien cordialement,
    Martine LEBARD
    Association "Conflans Cadre de Vie & Environnement"
    contact@conflanscadredevie.com
    www.conflanscadredevie.com
    www.facebook.com/ConflansCadredeVieetEnvironnement
    https://twitter.com/CCVEconflans

    Afin de contribuer au respect de l'environnement, merci de n'imprimer ce courrier qu'en cas de nécessité et d'avoir le réflexe recto-verso.
  1. Ouverture du registre
    Le registre électronique est disponible à compter du jeudi 17 Septembre 2020 à 08 h 30 jusqu'au vendredi 30 Octobre 2020 à 17h45.
     
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