Du mardi 22 mai 2018, à 00h01, au lundi 25 juin 2018, 23h59
Vous retrouvez sur cette page l'ensemble des observations déposées sur le registre électronique.

Les propos à caractère manifestement illicite ont été rendus inaccessibles conformément à la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique. Ils sont signalés par la mention « Cette observation a été modérée ».

Ces observations n'ont été ni altérées ni supprimées et elles ont été transmises dans leur intégralité à la commission d'enquête.

Vous disposez d'un module de recherche. Indiquez le mot recherché dans le texte des observations ou cliquez sur la date de dépôt recherchée.

Conformément à la loi du 21 juin 2004 citée ci-dessus, vous avez la possibilité de nous signaler tout propos qui vous paraitrait manifestement illicite afin que nous le rendions inaccessible le plus rapidement possible, le cas échéant.

Cliquez ici pour signaler des propos illicites :
1775
Je suis d'accord avec les contributions du Collectif 3R et de Zéro Waste France à l'enquête publique et demande qu'elles soient étudiées en priorité par la Commission d'enquête.
Déposée le 25/06/2018
1774
Il existe des alternatives viables tournées vers l'avenir qui respectent les critères de développement durable. Ce projet n'est qu'un gaspillage d'argent public et sera un boulet pour la génération qui va en hériter.
Déposée le 25/06/2018
1773
    Pendant des années, on nous a raconté des balivernes : de la vapeur d'eau, rien que de la vapeur d'eau sortant de nos grandes cheminées. Aujourd'hui, on nous dit que cette vapeur contiendra moins de polluants! D'ailleurs, lorsque les établissements scolaires du secteur exécutent leur obligatoire exercice de confinement, c'est bien un problème lié à l'incinérateur qui ressort le plus souvent face aux questions posées. Dans une zone aussi dense où la pollution est déjà importante, est-il nécessaire d'en rajouter? Sans compter le va et vient incessant des camions qui viennent nourrir la bête.
Il ne s'agit pas pour autant de déplacer le problème et d'exporter la pollution à la campagne qui a déjà ses glyphosates et autres pesticides reconduits. Mais l'usine telle qu'elle est prévue et contrairement aux affirmations du Syctom serait surdimensionnée (pourquoi avoir fermé la déchèterie si ce n'est pour en récupérer l'espace?). Surdimensionnée car on reprendrait la même activité sans rien faire de positif et de pérenne pour l'avenir, sans réduire les déchets donc; et enfin parce qu'elle n'est pas prévue pour atteindre les objectifs fixés de 65% de réduction d'ici 2025. Elle en est loin! Surdimensionnée par son coût également.
En ce qui concerne la valorisation des déchets, quoi de neuf? Rien.
Commençons rapidement par "recycler" les employés du Syctom, dont il faut préserver les emplois, en ambassadeurs du tri et de la réduction des déchets. Il faut convaincre d'acheter de nombreux produits en vrac, produits conservés dans des bocaux de verre pour éviter les cartons d'emballage bien plus grands que leur contenu et les plastiques qui nous empoisonnent. Convaincre de mettre de côté les déchets compostables, qui seraient ramassés quotidiennement et pourraient redonner un peu la pêche à nos terres agricoles, laminées par Monsanto. Les agriculteurs s'y retrouveraient avec cette matière première riche, saine et payée juste le prix de sa transformation (n'oublions pas qu'il s'agit d'un service public qui n'a pas à enrichir des sociétés privées). Peut-être peut-on aussi remettre en pratique la consigne des bouteilles et bocaux en verre? Tout cela résulte d'une éducation à l'environnement, salutaire et urgente. Un tarif incitatif viendrait parachever les mesures mises en place.

Vous avez encore jusqu'à minuit pour donner votre avis. Si vous êtes contre la reconstruction, vous savez pourquoi, ne vous laissez pas impressionner par cette enquête biaisée dont certains disent qu'il faut lire des dossiers nombreux et épais pour pouvoir y répondre.

Courage!

Paule Sabrié
Déposée le 25/06/2018
1772
Je suis favorable au projet du nouveau centre d'incinération (et intrinsèquement de l'unité de valorisation organique qui suivra).
En parcourant l'ensemble des avis déjà émis lors de cette enquête publique, je ne peux que être en accord avec des les arguments en faveur d'une économie circulaire, de réduire nos déchets à la source, de réduire nos emballages...
Oui mais, aujourd'hui et demain, nous devons faire face à une montagne de déchets. Ils ne vont pas disparaitre en un claquement de doigt. Ce projet a le mérite de traiter nos problèmes de déchets actuels, que l'on ne peut ignorer !
A ceux qui ont émis des avis défavorables : c'est à nous les consommateurs de réduire notre façon d'acheter / consommer pour un impact durable sur la quantité de déchets. Les centres de traitement de déchets s'adapteront ensuite...
Une habitante d'Ivry.
Déposée le 25/06/2018
1771
Contribution d'Issy l'écologie et de Val de Seine Vert à l'enquête publique sur le projet de déconstruction/reconstruction de l'usine UVOE d'Ivry Paris XIII. 25 juin 2018

Nos associations ( fédérées à FNE Ile de France), sont membres du collège associations de la CSS d'ISSÉANE, une autre usine du SYCTOM située à Issy les Moulineaux dont la capacité d'incinération a été portée récemment à 510000 tonnes sans concertation préalable. Selon l'exploitant, Isséane recycle environ 17000 tonnes de collectes sélectives. A l'instar du projet d'Ivry, des études sont menées pour transformer la partie de l'usine dédiée au tri, en centre de transfert et préparation de Collectes Sélectives et Biodéchets.
Le Syctom possède d'autres installations mais ces usines avec celle de St Ouen forment un trio particulièrement important qui représente plus de 80 pour cent de la capacité francilienne pour cette forme de traitement par le feu. Ce nouveau projet à Ivry s'inscrit dans cette politique.
Cependant nous formulons plusieurs observations à propos des nombreux documents présentés au public

- Nous soutenons la politique d'élimination des décharges, et des centres d'enfouissement, mais la timidité des syndicats pour en accélérer le processus est regrettable. Nous considérons que cela représente une priorité avec une obligation de moyens pour répondre à toutes les formes réglementaires et d'éthiques qui visent à les supprimer.
L' absence de volonté en ce qui concerne la gestion des déchets en faveur des collectes sélectives est patente depuis des décennies.
Malgré les campagnes nationales ou même internationales de sensibilisation aux dérèglements climatiques dus aux phénomènes de pollution, aux enjeux de l'économie circulaire, aux innombrables débats pour recourir à d'autres pratiques plus durables, en dépit de l'envie des citoyens pour des solutions plus durables, le SYCTOM poursuit des projets sans tenir compte des alarmes sur les dangers que représentent l'incinération des déchets pour la santé humaine, l'économie des ressources et pour l'environnement en général. On n'introduira pas trop de chiffres ici, mais beaucoup plus que la moitié du tonnage d'OM A brulé dans les fours de ces usines pourrait être orientée vers les CS et des traitements bios de compostage.

Néanmoins nous formulons quelques observations non exhaustives.

- Une grande affaire logistique
Comme toutes les installations de traitement des déchets, ce nouveau projet à Ivry va générer beaucoup de transports routiers. Le recours au fluvial sur les quais d'Ivry attachés à l'installation est logique et sera plus efficace si des configurations adaptées et gabarits de bateaux, mêmes petits, sont promus pour le transport fluvial des différentes catégories de déchets.
On regrette l'absence de liaisons aux transport ferrés, alors que l'usine est mitoyenne du rail.
La gestion des déchets forme une chaîne logistique considérable, de l'espace nécessaire dans les foyers au grand centre de tri pour des activités de transferts, de tris, et d'orientations in fine vers les filières industrielles du recyclage.
Située au sein de l'urbanisation dense, ce genre d'installation se justifie plus pour du transfert et préparation, comme l'indique cette enquête, que pour du traitement par l'incinération, source de problèmes, et de coûts prohibitifs.

- L'argument chauffage urbain
Le réseau CPCU est dépendant des UVE mais au détriment de l'environnement, de l'économie circulaire tout en négligeant les ressources renouvelables, solaires etc.. Alors que le pouvoir calorifique notamment des emballages est recherché, on ne peut pas admettre que le gisement des déchets potentiellement recyclables des emballages puissent être considérés comme une ressource renouvelable, et finir en brûlant.
Les performances énergétiques des bâtiments vont forcément évoluer, en s'appuyant sur des réglementations favorables à une réorientation des investissements. Les pratiques raisonnées, l' installation de chauffes eaux solaires, des isolations renforcées y contribuent. Bien d'autres solutions encore comme le recours à la géothermie, le captage des calories dans les systèmes d'assainissement L'avenir se situe plutôt là.

-Déchets de déchets
Sous formes gazeuses, solides ou liquides, les rejets des UVE sont multiples, des déchets de déchets, les REFIOM (suies), mâchefers, métaux lourds, dioxines furanes, d'innombrables matières plus ou moins toxiques sont générées par ce mode de traitement de l'incinération d' OM A, DAE et bien d'autres catégories de déchets. Les seuils d 'analyse concernant les différentes natures toxiques des matières rejetée sont de plus en plus contraignants et parfois situés aux limites de perception des appareils de mesure. De toute les façons ces seuils évoluent et iront grandissant pour leur acceptabilité. Le stockage des déchets dangereux ou ultimes est très coûteux, il n'est plus accepté par les riverains ni par la société qui craint ses effets pervers. Les mâchefers dispersés en sous couche routières aux quatre coins de notre environnement sont sources de pollution pour les nappes d'eau. ( cf les normes de reculement de leur épandage par rapport au ruissellement vers les cours d'eau) Notre génération ne peut laisser aux générations futures un héritage pollué, serait il enfoui profondément. Les investissement considérables pour la création d'une usine comme celle d'Ivry doivent être à la mesure de cette responsabilité générationnelle.

- Les déchets du bâtiment
Lorsqu'il sont inertes et non dangereux, il représentent une ressource considérable en faveur du recyclage ou de la réutilisation. Les syndics et autres copropriétés, promoteurs, architectes, artisans liés à la production du cadre bâti sont trop souvent absents dans la démarche et ne répondent pas à ces enjeux de réutilisation ou de recyclage, en gonflant littéralement les volumes d'OM A.
Lors d'une visite dans l' UVE Isséane, nous constations dans la fosse une présence importante de paquets de laine de roche (sic) qu'allait faire cette matière dans les fours ? On peut ici aussi dénoncer la même chose avec la part du verre présente en mélange dans les poubelles non triées des ménages et activités qui finissent par augmenter les volumes de mâchefers.

-L'emploi
Pas besoin d'aller très loin autour de soi pour constater la faiblesse des gestes de tri en général, mais aussi l'absence d'animateurs pour accompagner, ou encourager les citoyens producteurs de déchets à de meilleures pratiques de tri et de réduction.
Les collectivités refusent de communiquer les cartes des erreurs de tri, qui permettraient des opérations de correction, et d'accompagnements en faveur du recyclage. Les emplois liés à la prévention et au recyclage ne sont pas assez nombreux et mal distribués, pourtant ils sont une clé essentielle. La redevance incitative,on le sait, permet d'augmenter les taux de recyclage, de la réutilisation en développant la responsabilisation et le financement de l'emploi. Le modes de traitement par l'incinération de déchets mélangés dont on capte seulement les calories n'est pas admissible lorsqu'il leur reste un potentiel de recyclabilité.

- L'espace public, l'irresponsabilité des collectivités.
Les élus et les auteurs de ce nouveau projet à Ivry, sous estiment l'envie des citoyens pour une gestion plus durable en faveur du tri des déchets.
Les collectivités liées au SYCTOM peinent à installer des réceptacles sur l'espace public.. les composteurs publics sont très rares, les conteneurs pour l'apport volontaire ne sont pas assez nombreux ni diversifiés, mal identifiés parfois pas entretenus. Les déchetteries de proximité sont peu déployées sur le territoire du SYCTOM, et cela décourage les volontés de s'y rendre, ce qui génère des dépôts et pratiques sauvages.
Les marchés alimentaires dont la gestion dépend des collectivités sont de bons exemples du laisser faire. Rares sont les offres de tri mises a disposition des marchands forains. Les gestionnaires des marchés au vu et au su des habitants se contentent de ramasser les gros tas mélangés d'épluchures humides avec des cageots et du polystyrène pour les diriger vers les fours des usines. Ils contreviennent aux règles de droit, qui au delà d'un certain tonnage impose le tri de la fraction bio des déchets.

Conclusion : Les associations Issy l'écologie et Val de Seine Vert ne sont pas favorables au projet d'Ivry dans la configuration proposée, et au regard de la toujours aussi faible politique de réduction - recyclage qui dure depuis des décennies, et sans attendre non plus le nouveau plan régional en cours de rédaction, dont on espère plus de raison.
Déposée le 25/06/2018
  1. 1
  2.  2
  3.  3
  4.  4
  5.  5
  6.  6
  7.  7
  8.  8
  9.  9
  10.  10
  11.  11
  12.  >
  13.  >>